Lundi 29 octobre 2007
On se rappelle de la leçon qu'il avait donné à Ségolène Royal lors du débat télé précédant le second tour de l'élection présidentielle. A l'époque, il avait reproché à Ségolène de perdre son sang froid lorsqu'elle s'était emporté sur la condition des handicapés. Il lui affirmé que c'était des choses que l'on ne peut pas se permettre quand on est au plus haut niveau de l'état, quand on représente la France. 
Il l'a pourtant fait à plusieurs reprises, comme l'illustre ce très bon reportage de la chaîne américaine CBS - qui diffuse entre autre "les experts".

Cliquer ici pour visionner Sarko en colère...
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Lundi 27 août 2007
Le reportage de France 3 sur sa rentrée politique :
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Lundi 27 août 2007
Les promesses de Sarkozy lors de la campagne ont contribué à le faire gagner

On a tous en souvenir le débat télévisé du second tour de l'élection présidentielle Sarkozy / Royal ou encore les nombreuses apparitions de ces deux candidats dans les médias. D'un côté, on avait Sarkozy, sûr de lui, qui annonçait d'un ton péremptoire la liste des mesures qu'il mettrait en place de manière concrète et précise sans se préoccuper de leur faisabilité. Il insistait d'ailleurs à l'époque sur la nécessité de tenir sa parole : "tout ce que j'ai dit, je le ferai". D'un autre côté, il y avait Ségolène Royal. Imprécise sur ces propositions, insistant toujours sur la nécessité de dialoguer avant d'annoncer à l'avance des décisions qui seraient de toute façon modifiées, elle est apparue comme insuffisamment volontaire, pas assez experte pour avoir un programme très précis. La droite ne s'est d'ailleurs pas privé de souligner cette ignorance supposée de la candidate socialiste, qui n'était en fait que de la franchise et une volonté de montrer aux syndicats que tout n'est pas décidé avant même la négociation. Sarkozy est apparu tout au cours de la campagne comme un candidat avec des convictions très ancrées, inflexible, qui ne dévierait pas de son programme. Il a aussi dit aux Français ce qu'ils avaient envie d'entendre avec des cadeaux fiscaux (succession...), en promettant une réduction de la dette et la non intégration de la Turquie dans l'UE. Il a également critiqué à plusieurs reprises les 35 heures considérées comme le mal incarné. Les Français, qui avaient besoin de savoir dans quelle direction on allait les mener et de sentir que leur nouveau leader connaîtrait bien ses dossiers ont choisi Sarkozy. C'est une des raisons de la défaite de Royal.

Les contraintes qui ont rendu les promesses de Sarkozy intenables

Dans notre pays, de nombreuses contraintes réduisent la marge de manoeuvre de notre gouvernement, influençant considérablement ses projets de réforme.
Nous avons ainsi dans notre pays une gigantesque administration qui n'est ni de droite ni de gauche. Elle fait son travail et ne va pas changer sa façon de fonctionner tous les 5 ans lors de chaque alternance. Il y a d'ailleurs une forte inertie dans cette administration qui est loin d'être corvéable à merci. Cette administration, souvent réfractaire aux réformes, tend à les recentrer lorsqu'elles sont trop de droite ou trop de gauche.  Elle doit être prise en compte par le pouvoir. Le Conseil Constitutionnel joue au ssi son rôle en censurant les projets qui ne lui apparaissent pas conformes à la constitution.
De plus, nous avons des syndicats, qui s'ils ne sont très représentatifs avec un nombre de syndiqués assez faible, n'en reste pas moins efficaces pour faire front face à des réformes jugées inacceptables. Surtout quand leur combat est ensuite relayé par l'opinion publique.
Enfin, nous ne sommes pas un pays coupé du monde. Nous sommes partie intégrante de l'Union Européenne et somme soumis par la même occasion à un certain nombre de contraintes, pour le plus grand bien de la France la plupart du temps. L'Europe empêche la France de faire n'importe quoi et réduit la marge de manoeuvre de Sarkozy, de nombreuses décisions se prenant désormais à Bruxelles. Dans le domaine diplomatique, nous sommes là aussi contraints à un certain pragmatisme : au delà de nos idéaux, nous ne pouvons pas dire et faire n'importe quoi, de nombreux intérêts étant en jeu.

Sarkozy n'est pas un novice en politique. Il était parfaitement conscient que son programme devrait s'adapter pour emporter l'adhésion de tous les Français et convenir aux contraintes de nos partenaires. Il a en quelque sorte manipulé les Français lors de la campagne en sous estimant volontairement ces contraintes.    


Les promesses de Sarkozy face à la réalité

- "travailler plus pour gagner plus" : ce slogan marketing, scandé comme un message publicitaire tout au long de la campagne, a fini par convaincre les Français. Avec Sarkozy, tout le monde pourrait travailler plus pour gagner plus. Ce que Sarkozy avait omis de préciser, c'est que cela dépendrait du bon vouloir de l'employeur. Et quand ce n'est pas dans leur intérêt, ils ne vont pas payer des heures supplémentaires. Le nombre de bénéficiaires apparaît ainsi nettement plus réduit. Dans le domaine publicitaire, on dirait que c'est de la publicité mensongère. 

- un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sera remplacé : la gauche avait dénoncé durant la campagne la non faisabilité de cette mesure, soulignant qu'il y avait plusieurs secteurs, notamment la justice, où il faudrait au contraire augmenter le nombre de crédits et de fonctionnaires. Sarkozy a finalement revu sa copie, ne remplaçant qu'un fonctionnaire sur 3. 

- le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt : Sarkozy l'avait promis de façon rétroactive, assurant que tous les emprunts en bénéficieraient pour engranger un maximum de votes. Le Conseil Constitutionnel l'a interdit pour les prêts contractés avant le 6 mai, comme Sarkozy devait s'y attendre et comme il l'avait sûrement anticipé.

- la loi d'autonomie sur les Universités : face à l'opposition catégorique des syndicats étudiants, Sarkozy a douci son texte, supprimant la sélection au niveau du master qui était pourtant un point clé de la Loi.

- Adhésion de la Turquie :
alors que Sarkozy s'était montré catégorique à de nombreuses reprises, clamant à qui voulait l'entendre qu'il s'opposerait à toute entrée de la Turquie dans l'Europe (et glanant ainsi de nombreux votes de l'extrême droite), il entrouvre désormais la porte de l'Union à ce même pays.
Il a ainsi déclaré récemment dans son discours d'ouverture de la XVe conférence des ambassadeurs." la France ne s'opposera pas à ce que de nouveaux chapitres de la négociation entre l'Union et la Turquie soient ouverts dans les mois et les années qui viennent". Or, il aurait très bien pu refusé ces négociations, refermant automatiquement le dossier d'adhésion turc, celui-ci étant soumis à la règle de l'unanimité.

- les 35 heures : Sarkozy n'est pas cohérent avec lui-même. Après avoir critiqué sans vergogne pendant toute la campagne les fameuses 35 heures (qui avaient déjà été assoupli par Fillon), il n'a rien fait sur ce thème et ne compte rien faire. On ne reviendra donc probablement pas aux 39 heures sous son mandat.
a été considérablement critiqué par la droite pour son ignorances 

- la réduction de la dette : le programme de l'UMP parlait de ramener en cinq ans la dette publique sous la barre des 60 % du PIB, comme l'Europe lui impose (elle est aujourd'hui à 66%). On comprend mal comment Sarkozy pourrait tenir cette promesse alors qu'il ne fait que creuser ce même déficit public depuis qu'il est élu. Les cadeaux fiscaux ne montrent en tout cas pas le chemin à suivre. C'est pourtant selon Sarkozy, "une question de soutenabilité financière, ou pour le dire autrement, de bon sens". Où est donc passé le "bons sens" de Sarkozy ?devant l'UE que de ramener le déficit à 1,8% en 2008 (il sera en réalité de 2,4%).  

On pourrait citer de nombreuses autres promesses vendeuses que le gouvernement n'a pas tenu ou ne tiendra pas. Au contact de la réalité, Sarkozy a revu ses promesses à la baisse, les élections passées. Et c'est justement ce que je lui reproche. Durant la campagne, il a multiplié les promesses dans le but de lui rapporter des votes, tout en étant parfaitement conscients qu'elles ne seraient pas applicables en l'état. Royal, qui s'est montré plus réaliste, a moins fait recette. Sarkozy devrait pourtant mieux prendre en compte les contraintes extérieures avant de prôner un programme qui devra être adapté et recentré.
La gauche peut toutefois se réjouir de voir que toutes les mesures de Sarkozy ne passeront pas en l'état et doit continuer à se battre pour informer le public et forcer le gouvernement à être plus juste en gardant en tête l'intérêt national.
 
De plus, Sarkozy ne respecte pas l'engagement qu'avait pris Dominique de Villepin
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Mercredi 1 août 2007

Le PS contre le service minimum
envoyé par rue89
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Mardi 17 juillet 2007
Dans la série "évolution du look de nos hommes politiques", découvrez aujourd'hui l'évolution de notre cher président bien aimé : Nicolas Sarkozy.






 
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Samedi 7 juillet 2007
Recrutement à gauche...

Vous cherchez un emploi ? Vous voulez être apprécié par Sarkozy ? Un conseil : montrez-lui votre carte 280094.jpg d'adhérent du PS, il vous fera les yeux doux...  Il est vrai que l'on pourrait presque se poser la question de l'appartenance politique de Sarkozy au regard des derniers évènements :
- Nomination de socialistes à des ministères clés (Kouchner aux affaires étrangères, Jouyet aux affaires européennes)
- Arrivée de plusieurs socialistes ou sympathisants comme secrétaires d'état (Fadela Amara, Bockel - maire PS de Mulhouse...)

- Appels du pied répétés de Sarkozy pour intégrer Jack Lang et d'autres socialistes dans une commission chargée de moderniser les institutions de la République
- Son emphase pour vanter les mérites de DSK pour le poste de directeur du FMI
et j'en passe et des meilleurs !
A croire que Sarkozy, dans un éclair de lucidité, s'est rendu compte que les meilleurs talents sont situés à gauche...

Une copie conforme de l'approche Bayrouiste

Rappelez-vous il y a quelques mois : François Bayrou faisait une percée considérable dans les sondages
Bayrou-pensif.jpg suite à sa proposition phare : le "ni droite ni gauche", le rassemblement de tous les talents au service du pays sans regarder leur famille politique. A l'époque, il y avait eu une levée de boucliers à droite pour critiquer le manque de clarté, le flou et l'impossible consensus qui seraient irrémédiablement entrainés par cette approche. On riait au nez de Bayron quand il disait vouloir faire travailler dans le même gouvernement des socialistes et des UMP.
Aujourd'hui, Sarkozy lui donne raison en reprenant largement l'ouverture prônée par le centriste. Et du même coup, il coupe l'herbe sous le pied de Bayrou qui va avoir du mal à exister et à se différencier face à l'illustration de ce qu'il avait défendu : un gouvernement protéiforme comprenant des ex-centristes, des ex-socialistes et des homme de droite (quand même).

L'ouverture : une bonne chose pour la France ?

Je n'ai pas honte de dire que je suis très content que des hommes de gauche soient présents aux plus carte-france.gif hautes responsabilités, même si leur chef est Sarkozy. Ce sont toutes des personnes très compétentes et j'aimerais croire qu'elles sauront faire valoir leurs idées et leur différences le moment venu même si je sais que ce ne sera pas facile face à un Sarkozy qui veut tout décider et qui croit tout savoir. Ces personnes ont juste fait le choix d'agir maintenant plutôt que d'attendre 5 années supplémentaires en espérant que cette fois-ci, la gauche sera moins moribonde, enfin plus moderne. Mais comment réagiront ces gens de gauche le jour où Sarkozy leur demandera de prendre une décision en totale contradiction avec leurs idéaux ? J'espère de tout coeur qu'ils auront le courage et l'élégance de démissionner.

Brouillage de pistes réussi !

La stratégie du nouveau Président comporte cependant un côté vicieux : elle n'est nullement désintéressée : elle a pour objectif de diviser et destabiliser le PS (selon la fameuse devise "diviser pour mieux régner") en lui piquant certains de ses meilleurs éléments et d'affaiblir l'opposition en l'entraînant dans des débats stériles : "à partir de quand devient-on un traître ?". Ainsi, il gagne du temps pour faire passer ses réformes face à une opposition qui ne sait plus comment réagir.
Il veut par ailleurs faire passer le message aux français que l'opinion des gens de gauche est prise en compte vu que certains d'entre eux sont dans son gouvernement. Les Français ne doivent pas être dupes : la vraie opposition ne fait pas partie du gouvernement et n'est pas assujettie au devoir de réserve. Elle est dirigée par Jean-Marc Ayrault et va devoir faire entendre sa voix pour faire contrepoids, proposer des alternatives aux projets du gouvernement quand cela s'avérera nécessaire. 

Une ouverture durable ?

Des voix, de plus en plus nombreuses, commencent à s'élever au sein de l'UMP pour critiquer cette stratégie d'ouverture qui a tendance à oublier les vieux fidèles du Sarkozysme, les partisans de la 1ère heure. Ce gouvernement d'ouverture est-il tenable sur le long terme pour Sarkozy. Rien n'est moins sûr. Il est possible que certains gens de gauche fassent les frais d'un prochain remaniement ministériel surtout si cette ouverture est désavouée dans les urnes lors des prochaines municipales ou des prochaines régionales...
Par Sam - Publié dans : Politique
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Lundi 18 juin 2007
Je ne pouvais pas ne pas parler de cette nouvelle qui est tombée comme un cheveu sur la soupe en pleine 8.jpg soirée électorale : la séparation entre Royal et Hollande, qui n'était plus qu'un secret de polichinelle (la presse et des livres y faisaient déjà allusion).

Au delà du mauvais timing de cette annonce qui est venu parasiter la soirée électorale, contre la volonté du couple, (une agence de presse n'a pas su tenir sa langue), je pense que cette clarification est une bonne chose. En effet, elle permet de mettre fin aux rumeurs entourant la vie conjugale du plus célèbre couple politique Français et va enfin permettre de se concentrer uniquement sur les idées et les projets de chacun. Cette séparation est aussi symbolique de l'écart idéologique qui s'est d'ores et déjà creusé entre Ségo, adepte de l'alliance avec le centre et d'un parti réformateur et Hollande, l'homme du consensus mou. L'ancienne candidate à la présidentielle va ainsi pouvoir se consacrer à la conquête du parti en toute liberté et la presse va arrêter de les accuser de se favoriser l'un l'autre...

Gageons en tout cas que le livre de Royal, "les coulisses d'une défaite", qui sort mercredi prochain, va sans difficulté devenir un best seller : il n'y a en effet rien de mieux que de mettre un peu de vie privée, de tromperie, de sentiments et de rupture (même quelques lignes) dans un bouquin politique pour créer du buzz et booster les ventes. Si cela peut permettre de faire passer les idées du renouveau socialiste, c'est tout bénéf ! En tout cas, maintenant, c'est clair : c'est Ségo qui lui demandé de partir - lui souhaitant bonne chance avec sa nouvelle copine journaliste. Cette formalité people étant réglé, place au débat sur les idées !
Par Sam - Publié dans : Politique
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Dimanche 17 juin 2007
Une défaite aux airs de victoire pour le PS...

Désormais, c'est officiel. L'UMP a une majorité absolue et pourra conduire sa politique pendant 5 ans... h-9-ill-924569-sieges-575-t2-21h.jpg Mais en face de l'étendue bleue, il y aura une opposition nettement plus forte qu'annoncée, qui sera capable de faire entendre sa voix et son point de vue. C'est une bonne nouvelle pour la démocratie et pour un meilleur fonctionnement de l'assemblée nationale, à condition toutefois que le rôle de l'opposition ne se cantonne pas à l'obstruction systématique mais soit plus axé sur des propositions alternatives. Je fais confiance au PS new look pour jouer ce rôle en débattant de manière constructive avec l'UMP. 
Il y aura donc finalement près de 212 élus représentant le PS et ses alliés à l'assemblée nationale, soit une bonne cinquantaine de plus qu'en 2002. Je souris en repensant aux projections fournis la semaine dernière ou entre les 2 tours qui prévoyaient pour certains moins de 100 députés socialistes à l'assemblée. Ce serait facile de critiquer les sondeurs qui ont été cette fois-ci à côté de la plaque mais je m'en abstiendrai, connaissant la difficulté de faire de telles estimations...
Notons que lors de ces élections, le pays a fait un pas de plus vers le bipartisme, la quasi totalité des députés appartenant aux 2 formations politiques dominantes - le PS affirmant encore un peu plus son hégémonie sur la gauche. A quand la proportionnelle pour apporter un peu de variétés et de diversité à l'assemblée ? Je pense qu'il faudra attendre encore au moins 5 ans, à moins que Sarkozy ne se décide à agir...


Les raisons du rebond de la "pluralité"

Je vois 2 raisons essentielles à ce ressac de la vague bleue :
1 - les électeurs de l'UMP voyant que les élections étaient déjà pliés ont préféré rester chez eux tandis que l'électorat de gauche et du centre s'est déplacé pour apporter un peu de pluralité à l'assemblée et faire en sorte de ne pas donner de chèque en blanc à l'UMP. Les électeurs du MoDEM se sont ainsi très bien reportés sur les candidats PS, préférant la diversité à l'hégémonie. Le message est clair : "OK pour voir ce que donne sarkozy président avec un gouvernement à sa solde mais attention, ne faites pas n'importe quoi, nous restons vigilants et nous voulons des députés pour faire entendre notre voix à l'assemblée."
2 - l'opposition a bien joué le coup de la TVA sociale en mettant en évidence le flou artistique du gouvernement sur ce sujet, les ministres se contredisant entre eux avant que Sarko ne rappelle tout le monde à l'ordre... Face à des électeurs traumatisés par la baisse de leur pouvoir d'achat, la possibilité de voir les prix augmenter suite à une hausse de la TVA a fait mouche, à juste titre. Cela a montré aux électeurs que l'UMP n'allait pas faire que des cadeaux durant les 5 prochaines années mais avait aussi des projets plus secrets car moins populaires...


Des personnalités au tapis !

Ces élections ont porté un coup peut-être fatal à la carrière politique de quelques personnalités. Petit tour des grands perdants de ces élections :
- la défaite hautement symbolique de Juppé à Bordeaux : dans une circonscription acquise à la droite depuis 1947 (excusez du peu), le numéro 2 du gouvernement Juppé a succombé de peu face à Michèle Delaunay, une socialiste presque novice en politique. Avec 49% des voix, il se retrouve contraint à une nouvelle mise entre parenthèse de sa participation au gouvernement. Il a toutefois eu la dignité d'annoncer lui-même sa démission du gouvernement, laissant transparaitre dans sa voix une certaine émotion. Je n'ai cependant aucune peine de le voir partir, bien au contraire. C'est un camouflet pour le gouvernement et pour cet homme droit dans ses bottes à l'égo légèrement démesuré... Il ne lui reste plus qu'à démissionner de la mairie de Bordeaux pour pouvoir retrouver ses chers étudiants québécois.

- la mise à la retraite de Chevènement : cette fois, c'est la fin. Cette défaite large laisse augurer des lendemains difficiles pour Chevènement en politique. Mais il a déjà rescussité une fois alors pourquoi pas deux ?  

- les autres personnalités out : elles sont nombreuses du côté des ex minsitres UMP :
Alain Carignon, Arno Klarsfeld, Jean-Louis Bruguière, Renaud Donnedieu de Vabres, Léon Bertand. Côté PS, on note essentiellement la défaite de Vincent Peillon, l'un des leaders du nouveau parti socialiste.

Les proches de Royal s'en sortent bien

Arnaud Montebourg (de justesse), Delphine Batho (la remplaçante de Ségo), Jean-Jack Queyranne, Julien Dray, Aurélie Filippetti, Jack Lang, Jean-Marc Ayraut et Jean-Louis Bianco seront les représentants de Ségolène à l'assemblée, renforçant ainsi l'emprise de Royal sur le PS. Les lieutenants de DSK et Fabius, moins nombreux, seront aussi au RDV.

L'heure est maintenant à la rédaction de projets alternatifs et à la clarification de la ligne du PS !

Avec ce nombre plus que raisonnable de députés, le PS est réellement en mesure d'accomplir sa mue idéologique et de devenir une force d'opposition crédible et constructive. Il faut dès maintenant commencer à élaborer des projets pour remettre la France sur le bon chemin et clarifier la future ligne du PS. Une fois encore, j'appelle tous les réformateurs à s'allier pour prendre le parti et imposer leur ligne social-démocrate au reste du PS en gagnant la majorité des votes des militants. DSK et Royal ensemble à la tête du futur PS tout en intégrant aux plus hauts postes des jeunes de divers horizons, cela permettrait de vraiment moderniser le PS, sans tabous et avec de l'audace.

Par Sam - Publié dans : Politique
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Jeudi 14 juin 2007
La hausse de la TVA généralisée : une mesure contre productive et injuste

Ca y est, le gouvernement commence à dévoiler les dessous de son programme, sur lesquels, bizarrement, ils s'étaient peu apesantis jusqu'à maintenant.
Une mesure symptomatique : la TVA soit disant sociale que François Fillon souhaite augmenter en 2009 de 5 points pour financer les cadeaux fiscaux de ces dernières semaines... Notons au passage que ces cadeaux fiscaux, qui profiteront essentiellement aux plus riches, vont coûter près de 15 milliards d'euros et vont creuser les déficits en attendant des contreparties. Je ne reviendrai pas sur le côté injuste et contreproductif de cette mesure qui plombera la croissance Française, les leaders socialistes le font déjà très bien.

L'alternative pour booster la consommation : une TVA variable en fonction des catégories de bien


Il existe selon moi une alternative à cette réforme. Pour que les socialistes arrêtent de critiquer sans proposer une meilleure solution.
Actuellement, la TVA est uniforme : elle est fixé à 19,6% pour la quasi totalité des biens de consommation. Or, les ménages modestes et moyens ayant une propension marginale forte à consommer (une part importante de leurs revenus passe dans le paiement de leur nourriture, leur loyer...), une hausse de la TVA aboutira à baisser leur pouvoir d'achat et rendre plus difficile leurs consommations de biens de 1ère nécessité et par conséquent leur niveau de vie. En revanche, les ménages riches ne seront que très peu touchés par une augmentation des prix du pain, des fruits...la variation de prix ne représentant rien comparé à leurs revenus mais davantage par une augmentation du prix de biens non nécessaires, comme par exemple les biens considérés comme luxueux (bijoux...)
=> La solution préconisée serait donc de faire varier la TVA selon les catégories de biens comme c'est d'ailleurs le cas en Allemagne. En d'autres termes, il faudrait une TVA inférieure à 19,6% (que l'on pourrait faire baisser de plusieurs points) sur les biens de première nécessité (nourriture...) pour booster la consommation des plus modestes et faciliter la satisfaction des besoins prioritaires. En revanche, pour financer cette mesure, il faudra augmenter la TVA sur d'autres catégories de biens : les produits luxueux, non nécessaires ou mauvais pour la santé ou l'environnement (bijoux, jeux d'argent, cigarettes, essence, voitures polluantes, gadgets...)

Si vous êtes d'accord avec cette proposition, merci d'en parler autour de vous pour la faire remonter !

Dans l'attente de vos idées pour refonder le PS... 
Par Sam - Publié dans : Politique
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Mercredi 13 juin 2007
1 - Analyser sans tabous les dernières défaites et en tirer les conséquences :

Ce n'est pas un hasard si la gauche a perdu les élections présidentielles 3 fois de suite. Ce n'est pas non plus puisque la France serait désormais naturellement incliné à droite.  Non, le PS a perdu, malgré le courage et l'audace de sa candidate lors de la dernière présidentielle, car il n'a pas su proposer des idées nouvelles, innovantes et constructives pour emmener la France vers l'avant. Ses bases idéologiques ne sont plus adaptées au XXIème siècle. Son programme, puisqu'il ne voulait froisser personne (et notamment pas ses électeurs traditionnels) et ne pas remettre en cause les décisions socialistes passées, s'est révélé largement insuffisant face à une droite décomplexée et réformatrice emmenée par un leader charismatique. Le PS est ainsi apparu vieillot, plus sur la défensive que proposant de réelles solutions aux problèmes des Français. Par prudence, il n'a pas dit clairement comment il comptait financer ses nouvelles mesures ou comment il allait s'attaquer au problème des retraites ou de la dette, restant beaucoup trop vague.
Par ailleurs, Ségolène est apparue trop peu préparée au combat, sa campagne étant parfois marquée par une certaine improvisation, un manque d'organisation et au final une majorité de Français a trouvé qu'elle ne maitrisait pas suffisamment les différents dossiers pour entrer à l'Elysée.
Enfin, le manque d'unité, la cacophonie au sein du PS et les critiques incessantes venant de son propre camp n'ont pas non plus aidé Ségolène Royal à l'emporter...

Aujourd'hui, il paraît vital que le PS tire les leçons de ses erreurs (y compris en acceptant de critiquer certaines de ses propres décisions) pour renaître de ses cendres. C'est la base pour tout le reste...

2 - Renouveler les hommes et les idées (et le faire connaître...) : portrait.jpg

Il est très important que pour se renouveler, le PS fasse appel à une nouvelle génération de jeunes provenant de tous horizons, de toutes origines. Pour cela, une campagne de recrutement sur le net  peut s'avérer nécessaire  avec également une prise en compte de la modernisation des débats (on peut ne pas vouloir se déplacer dans une section mais souhaiter débattre en ligne via des forums, msn, ou à l'aide de webcams). On peut aussi imaginer un tarif réduit pour les jeunes souhaitant adhérer.
Hamondix.jpg
De plus, il est très important que ces jeunes voire les moins jeunes (les quadras du PS) acquièrent de véritables responsabilités en étant placé à des postes clés et en étant envoyé sur les plateaux télé pour être la nouvelle affiche du PS, quitte à faire grincer les dents de certains anciens habitués à leurs privilèges...Je pense notamment à Najat Belkacem (photo) qui est brillante et illustre parfaitement la nouvelle génération.

En ce qui concerne les idées, il est vital de réunir tous les talents disponibles le plus largement possible (et pas seulement les adhérents mais aussi des Français qui veulent être utiles ou des spécialistes de différents domaines) pour trouver de nouvelles solutions innovantes et véritablement efficaces, qu'elles soient dites "de droite" ou "de gauche". Ce vivier d'idées à faire fructifier doit être le plus riche possible et servira de base pour les prochains programmes du PS.
A noter que l'insertion de jeunes ou de personnes de la vie civile au sein des instances du PS permettra de sortir de la langue de bois habituel et d'avoir une approche différente de celle des Enarques, aussi pertinente soit-elle.


3 - Elire une nouvelle / un nouveau Premier Secrétaire avec une ligne clairement définie en 2008 :


Il est nécessaire que les différents candidats au poste de 1er secrétaire arrivent chacun avec une ligne dsk-31.jpg
070109-retraites-royal.jpg assumée, claire et détaillée (sociale démocrate ou ancrée à gauche...). Les adhérents pourront ainsi juger en connaissance de cause et la ligne officielle, élue devra être respectée par l'ensemble du parti, qui devra s'unir autour de celle-ci et la défendre.
Je ne vous cacherai pas que je penche largement vers une ligne courageuse, réformiste et sociale démocrate capable de redynamiser la France et de booster la croissance sans pour autant renier les
valeurs de base du socialisme. Pour moi, Ségolène Royal et DSK peuvent tout deux l'incarner et devront s'allier au moins après cette élection pour défendre cette orientation auprès des Français. Fin de la parenthèse.
La nouvelle / le nouveau Premier Secrétaire devra ensuite mener le comabt pour moderniser le parti en profondeur, en changeant son mode de fonctionnement, en l'ouvrant plus sur l'extérieur, en faisant en sorte de mettre fin aux combines politiciennes, en n'hésitant pas à parler de choses tabous (la fin de l'assistanat, la nécessité d'être ferme avec les jeunes délinquants...) 

4 -Opter pour une opposition constructive, pas systématique :


François Bayrou a réussi à réunir près de 19% des voix au premier tour des présidentielles avec un France-Paris-Assemblee-Nationale-2.jpg programme plus que léger mais avec quelques idées fortes comme le fait qu'il ne s'opposerait ou n'approuverait pas systématiquement des projets de loi mais jugerait en fonction du contenu. Cela semble la logique même mais il est vrai que c'est très rare que des députés PS votent des lois UMP, même lorsqu'elles vont dans le bon sens. Je pense qu'il faut bien cibler les combats prioritaires à mener (contre la TVA à 24,6%, contre la baisse du pouvoir d'achat, contre un accès aux soins plus cher, contre des mesures privilégiant les plus riches...) et se concentrer dessus.
De plus, il faut absolument, en complément de la critique, proposer des réformes alternatives, plus justes. Sans quoi le PS n'arrivera pas à regagner sa crédibilité de parti pouvant gouverner.

5 - Réfléchir à une plateforme de rélexion commune avec le Centre :

Même si Bayrou semble opposé à toute alliance avec le PS, il pourrait être productif d'organiser des débats avec le Modem et de réfléchir à des points de convergence et à des idées pour faire progresser la France. Cela permettra au moins aux électeurs du Modem de se sentir plus proche du PS et améliorera le report des voix lors des élections. 

6 - Transformer le PS en machine de guerre pour les élections, en ne laissant rien au hasard :


Sarkozy a transformé l'UMP en machine de guerre à son service tandis que le PS ressemblait plutôt à un boulet pour Ségolène Royal. Le PS doit redevenir un atout, un moyen de communication, de diffusion du programme des idées. L'unité doit être la règle et les décisions doivent être concertées et respectées quand elles sont adoptées par la majorité. Même si chacun a droit a sa liberté, il doit faire attention à ne pas nuire à son parti par ses déclarations. Enfin, il faut professionaliser l'organisation du PS, en recrutant des experts et en les mettant en avant (qui ira remettre en cause la parole d'un économiste sur un plateau télé?) pour éviter les improvisations.

7 - Définir une nouvelle charte avec ses valeurs, ses priorités et réfléchir à certaines réformes clés, emblématiques :

En 2008, après l'élection de son premier secrétaire, le PS devra travailler sur une charte redéfinissant son identité, ses valeurs, ses priorités. Ainsi, on ne lui reprochera de ne pas savoir où le situer et son flou idéologique. Ce document clarifiera la nouvelle identité du PS et marquera l'entrée du PS dans une nouvelle ère.
Le parti, comme gage de sa nouvelle crédibilité et de sa volonté de faire bouger les choses en France, devra parallèlement réfléchir à des projets de loi symboliques et en faire la promotion. Ces projets doivent être clairement financés et leurs bénéfices bien définis et largement vendues dans les médias.

8 - Travailler dès 2008 sur son projet présidentiel,qui doit être bouclé en 2011 :

En 2007, le PS s'est mis trop tard au travail et le débat entre les candidats à l'investiture fin 2006 ne comportait que peu de propositions innovantes. Il faut organiser des débats beaucoup plus tôt faisant intervenir les Français afin d'avoir le temps d'élaborer un projet complet et de le vendre. En effet, il faut selon moi au moins 6 mois pour avoir le temps d'expliquer aux Français son programme, rabâcher certaines mesures clés et les convaincre de leurs bien fondé.

9 - Définir le candidat à la présidentielle en 2010 : 


Ainsi le candidat désigné (qui devrait être logiquement la/le premier secrétaire) aura sa légitimité confirmée par le vote des militants et le temps de s'imposer auprès des Français.

10 - Annoncer le nom de son premier ministre dès le début de la campagne :

Comme les Américains se présentent aux élections avec leur vice président et font campagne ensemble de manière complémentaire, le futur candidat serait selon moi bien inspiré d'annoncer tôt le nom de son premier ministre, de manière transparente. Ainsi, les Français auront une meilleure visibilité de la future politique conduite et cela pourra aussi permettre au candidat désigné de compenser les défauts qu'on lui reproche avec l'aide d'un 1er ministre ayant d'autres qualités. De plus, il est toujours plus facile de mener une campagne à deux que seul contre tous : il est évident que l'éventuel futur premier ministre sera également très motivé pour gagner et pourra épauler le candidat en cas de besoin.
Par Sam - Publié dans : Politique
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